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	<title>Olives &#38; citrons</title>
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	<description>Aventures en royaume chérifien</description>
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		<title>Le Rif: soupe de fèves et cannabis</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 14:20:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aventures]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite à ma randonnée dans la région du Toubkal, je m&#8217;étais juré de réitérer l&#8217;expérience. Je suis donc parti dans le nord du Maroc en quête d&#8217;aventure et de bonne bouffe. Jour 1 Départ de Chefchaouen, entrée dans le parc Talassemtane et ascension du Jebel el-Kelaâ (1616m), qui surplombe la ville. En passant le col, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suite à ma <a title="3 jours chez les berbères" href="http://phildionne.com/maroc/2011/11/3-jours-chez-les-berberes/">randonnée dans la région du Toubkal</a>, je m&#8217;étais juré de réitérer l&#8217;expérience. Je suis donc parti dans le nord du Maroc en quête d&#8217;aventure et de bonne bouffe.</p>
<h2>Jour 1</h2>
<p>Départ de Chefchaouen, entrée dans le parc Talassemtane et ascension du Jebel el-Kelaâ (1616m), qui surplombe la ville. En passant le col, j&#8217;entre dans un ensemble complexe de vallées et de villages reliés par de petites routes. Je m&#8217;arrête dans l&#8217;unique gîte d&#8217;Azilane, un minuscule village où le brouhaha de la ville n&#8217;a définitivement aucune emprise.<span id="more-209"></span> J&#8217;y rencontre 4 marocains de Chefchaouen venus passer la nuit pour relaxer. Je devine qu&#8217;il s&#8217;agit aussi de fumer du kif loin de leurs femmes. Nous discutons autour d&#8217;un thé à la menthe pendant que la nuit tombe tranquillement. Pour souper, ils font mijoter des morceaux de mouton restant de <a title="Eid El Kebeer" href="http://phildionne.com/maroc/2011/12/eid-el-kebeer/">l&#8217;eid el-Kebeer</a>, le tout accompagné de salade marocaine et d&#8217;olives; manger avec ses doigts n&#8217;a jamais été aussi plaisant.</p>
<h2>Jour 2</h2>
<p>Après un déjeuner de champion, je pars pour rejoindre le village d&#8217;Akchour. Les sentiers sont si peu visibles que je réussis à me perdre malgré les indications données par le guide d&#8217;Azilane et les notes de mon Lonely Planet. Après presque 2 heures de recherche, je reviens sur mes traces pour emprunter une petite route qui me semble être une meilleure option. Au même moment, un villageois offre de me guider dans les sentiers en échange de quelques dirhams. Un peu de négociation et c&#8217;est parti. Nous repassons dans mes traces et, arrivés à un certain point, nous empruntons un embranchement que j&#8217;avais ignoré quelques heures plus tôt. Je continue seul à partir de ce point.</p>
<blockquote><p>Tous semblent vivre, d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre, du commerce de la drogue.</p></blockquote>
<p>Un ruisseau coule au bas de la vallée et je le suis pendant un moment, m&#8217;arrêtant à l&#8217;occasion pour observer les jeunes plants de cannabis qui poussent un peu partout. Les habitants de la région sont connus pour faire l&#8217;agriculture de cette plante et son omniprésence est frappante. Tous semblent vivre, d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre, du commerce de la drogue.</p>
<p>À titre d&#8217;information, le nord du Maroc produit environ 42% de la production mondiale de cannabis sur 1340 km2. On estime que 800 000 personnes travaillent dans l&#8217;industrie. Le Maroc est le deuxième producteur de cannabis au monde, derrière les États-Unis. La plupart des cargaisons sont envoyées vers l&#8217;Europe par bateau à partir de Martil, Oued Laou et Bou Ahmed. Conséquemment, la moitié des saisies de hashish dans le monde sont effectuées en Espagne.</p>
<p>L&#8217;autre spécialité du nord du Maroc est la soupe Bisara, un potage épais fait à partir de pois cassés, d&#8217;ail et de cumin sur lequel on ajoute un filet d&#8217;huile d&#8217;olive. De quoi remettre sur pied le randonneur que je suis.</p>
<h2>Jour 3</h2>
<p>À Akchour, je fais la rencontre de 3 amis, deux marocains et un français, avec lesquels j&#8217;entreprends la marche de retour vers Chefchaouen. Nous passons à travers les villages d&#8217;Ouslaf, Arhermane et El-Kelaâ. À plusieurs reprises, on entend des bruits sourds provenant de l&#8217;intérieur des maisons, comme si quelqu&#8217;un frappait une peau de mouton. Mes compatriotes m&#8217;apprennent que mon hypothèse est fausse et qu&#8217;il s&#8217;agit plutôt d&#8217;une méthode pour extraire le hashish de la plante.</p>
<blockquote><p>Dans la pièce sont entassés de grands sacs contenant facilement plusieurs dizaines de kilo de la précieuse plante.</p></blockquote>
<p>Curieux, nous nous approchons de l&#8217;une de ces maisons pour tenter d&#8217;apercevoir quelque chose. Après une discussion en arabe entre les occupants et un des marocains qui m&#8217;accompagne, nous entrons à l&#8217;intérieur. La scène est stupéfiante: 5 ou 6 enfants battent à intervalle régulier de grands tamis contenant le cannabis. La poudre recueillie sera par la suite compactée et utilisée dans la fabrication du hashish. Dans la pièce sont entassés de grands sacs contenant facilement plusieurs dizaines de kilo de la précieuse plante. Je réussis de justesse à capter la scène avec mon appareil photo avant qu&#8217;ils ne prennent peur et commencent à être inconfortables. Nous les remercions et continuons notre chemin en réalisant la chance que nous avons eu de pouvoir assister à ce phénomène.</p>
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		<title>Le Maroc à deux: Casablanca, Ouarzazate et Merzouga</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 23:27:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aventures]]></category>

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		<description><![CDATA[Florence, ma copine, est venue me rejoindre au Maroc pendant sa semaine de relâche universitaire. Puisqu&#8217;on ne fait pas ce genre de voyage tous les jours, en plus de fêter un premier anniversaire en couple, nous avons décidé de mettre le paquet. Une semaine, six villes et 2700km plus tard, on s&#8217;est dit qu&#8217;on avait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Florence, ma copine, est venue me rejoindre au Maroc pendant sa semaine de relâche universitaire. Puisqu&#8217;on ne fait pas ce genre de voyage tous les jours, en plus de fêter un premier anniversaire en couple, nous avons décidé de mettre le paquet. Une semaine, six villes et 2700km plus tard, on s&#8217;est dit qu&#8217;on avait peut-être exagéré.</p>
<p>Voici un mélange du récit de Florence et du mien, première partie.<span id="more-180"></span></p>
<h2><strong>Jour 1</strong></h2>
<p><strong><br />
Florence</strong><br />
Après 3 avions, 2 transferts et près de 11 heures de vol, me voilà (enfin) arrivée à Casablanca. J&#8217;étais tellement excitée à l&#8217;idée de retrouver Phil! Obv, ça n&#8217;a pas fonctionné comme dans les films: quand je suis sortie du terminal avec ma valise, toujours pas de philou. Il m&#8217;avait pourtant dit qu&#8217;il serait là. Par chance, j&#8217;avais noté son numéro de cell marocain et j&#8217;ai pu bénéficier de la générosité des marocains pour l&#8217;appeler. Il était au rendez-vous, mais au mauvais terminal (petite tête -_-). Finalement, tout est bien qui finit bien.</p>
<p><strong>Philippe</strong><br />
On prend le train jusqu&#8217;à l&#8217;ISCAE puis nous visitons le campus. Nous soupons ensuite à la cafétéria et terminons le tout avec un nass-nass (prononcer nos-nos), une tradition bien établie.</p>
<blockquote><p>On embarque dans l&#8217;autobus et on a tellement de choses à se dire qu&#8217;on ne voit pas le temps passer.</p></blockquote>
<p><strong>Florence</strong><br />
Je rencontre plusieurs de ses amis, ils sont très accueillants. Nous prenons ensuite un taxi pour la gare d&#8217;autobus, d&#8217;où on doit prendre un autobus de nuit pour se rendre à Ouarzazate. Il faut ce qu&#8217;il faut quand on veut voir un max de choses en une semaine. Je suis fatiguée, mais je vais pouvoir me coller et dormir pendant la route. En attendant l&#8217;autobus, Phil m&#8217;initie au thé à la menthe marocain. C&#8217;est vraiment sucré, mais je sens que je vais y prendre goût. On embarque dans l&#8217;autobus et on a tellement de choses à se dire qu&#8217;on ne voit pas le temps passer. Déjà 1h du mat. On doit dormir un peu si on veut être en forme demain pour visiter la ville.</p>
<h2><strong>Jour 2</strong></h2>
<p><strong><br />
Philippe</strong><br />
Vers 6h, on arrive finalement à Ouarzazate. Toute le monde a déjà entendu parler que dans le désert, il fait chaud le jour et froid la nuit? Si on hésite sur la réponse, en descendant du bus on est définitivement fixé: il fait au moins -8000.</p>
<p><strong>Florence</strong><br />
On marche jusqu&#8217;à un hôtel dans la ville encore endormie; tout comme le gars de l&#8217;hôtel d&#8217;ailleurs. On a du le réveiller pour pouvoir avoir une chambre; il n&#8217;était pas de bonne humeur. Par chance, on a pu avoir accès à la chambre tout de suite. On dort quelques heures et on se lève vers 10h pour aller se promener. Ouarzazate, c&#8217;est les portes du désert. C&#8217;est vraiment magnifique. Il fait beau et chaud : enfin le soleil!</p>
<p>On visite la kasbah de la ville et on prend un guide (malheur)… Le gars a un texte appris par cœur et il nous le pitch littéralement. Trop d&#8217;infos pour mon cerveau qui sort de la mi-session. Une chance que Phil est là pour comprendre quelque chose et poser des questions&#8230; Même si le gars n&#8217;y répond pas du tout et qu&#8217;il ne fait que continuer son texte. Les fous rires qu&#8217;on a eu par la suite valaient bien les cents balles qu&#8217;on lui a filées. Bonne affaire qu&#8217;on ait refusé de le suivre dans la médina pour qu&#8217;il continue son monologue.</p>
<p><strong>Philippe</strong><br />
Après s&#8217;être fait faire un lavage de cerveau par le guide de la kasbah Taourirt, on décide de visiter les studios Atlas. Plusieurs films y ont été tournés, notamment Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre, notre film préféré. On se promène pendant un moment à travers les décors de films inconnus puis on aperçoit le fameux palais de Cléopâtre. On est content mais on aurait aimé voir plus de décors du film. En revenant vers la sortie, on aperçoit une porte surélevée dans un mur. Les connaisseurs reconnaitrons ici la maison de Malaucocix. Le sourire nous est aussitôt revenu aux lèvres en pensant à: &laquo;&nbsp;moi on me dit carelle, j&#8217;carelle, on me dit carelle pas, j&#8217;carelle pas&nbsp;&raquo;.</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Moi on me dit carelle, j&#8217;carelle, on me dit carelle pas, j&#8217;carelle pas&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p><strong>Florence</strong><br />
Après, on retourne en ville pour souper. Sur le chemin du retour, on voit un troupeau de moutons sur le bord de la route et pleins de marocains qui se promènent entre les bêtes. Ils choisissent leur mouton pour la fête de l&#8217;Eid el-Kebir. C&#8217;est fou, ils les magasinent comme on magasine un arbre de Noël!</p>
<p>Il reste une dernière étape avant le souper: Phil se fait couper les cheveux. Dit comme ça c&#8217;est plutôt banal et je n&#8217;aurais jamais cru écrire ça dans les archives, mais quand j&#8217;ai vu le gars verser de l&#8217;alcool sur la lame de rasoir avant de la mettre en feu pour ensuite l&#8217;utiliser pour faire la finition de la coupe de cheveux de Phil, j&#8217;ai su que ce moment passerait à l&#8217;histoire. Finalement, on se trouve un petit resto sympathique où on déguste (le mot est faible) un tajine poulet, citron et olive et un tajine d&#8217;agneau aux légumes. Pour dessert, oranges à la cannelle et thé à la menthe! Bsahaa!</p>
<h2><strong>Jour 3</strong></h2>
<p><strong><br />
Philippe</strong><br />
On déjeune rapidement puis on part pour les 2 prochains jours dans un tour organisé de 800km. L&#8217;itinéraire est assez compressé: Ouarzazate à Merzouga en passant par la vallée du Drâa, dromadaire dans les dunes de sable à Erg Chebbi, puis retour à Ouarzazate. Tout ça en empruntant la route des 1000 kasbahs, qui passe par les gorges de Todra et du Dadès, la vallée des Roses et l&#8217;oasis de Skoura.</p>
<p><strong>Florence</strong><br />
On rencontre les 3 autres français avec qui on passera les deux prochains jours… Qui, soit dit en passant, auraient été beaucoup moins drôles à raconter sans leur présence.</p>
<ul>
<li>Brice: un genre de citoyen du monde pas trop citoyen du monde quand on apprend à le connaître et qui n&#8217;a rien vu d&#8217;autre du voyage que ce qu&#8217;il voyait à travers l&#8217;objectif de son foutu appareil photo…</li>
<li>Sandra: on se demande encore si c&#8217;était la copine de Brice ou non, qui chialait sur tout sauf sur son ****** de porte-savon en fossile qu&#8217;elle a acheté</li>
<li>Céline: le clou du spectacle. Le genre de fille qu&#8217;on a jamais vraiment su si sa voix rauque était due à sa grippe ou bien au nombre incroyablement élevé de cigarettes qu&#8217;elle fumait à chaque fois qu&#8217;elle en avait l&#8217;occasion. D&#8217;ailleurs, je me demande bien ce qu&#8217;elle a retenue de son expérience à part le fait qu&#8217;il n&#8217;y a plus de réseau cellulaire quand on est sur un dromadaire dans le désert et que &laquo;&nbsp;nulle part&nbsp;&raquo;, ça s&#8217;écrit en deux mots.</li>
</ul>
<p>Fin de la présentation des énergumènes. Nous voilà sur la route qui nous mènera à Merzouga. On fait plusieurs arrêts pour prendre des photos; le paysage est à couper le souffle.</p>
<p><strong>Philippe</strong><br />
On arrive à Merzouga en fin de journée. Devant nous se dressent les dunes de sable, qui prennent une teinte orangée sous la lumière du soleil couchant. Évidemment, on ne s&#8217;est pas rendu jusque là juste pour voir un tas de sable. Le plan est d&#8217;aller en dromadaire à Erg Chebbi, un petit oasis, d&#8217;y dormir et de revenir le lendemain matin. On enfourche donc notre monture et on part, attaché en caravane, pour l&#8217;aventure.</p>
<blockquote><p>Devant nous se dressent les dunes de sable, qui prennent une teinte orangée sous la lumière du soleil couchant.</p></blockquote>
<p><strong>Florence</strong><br />
Je pense que c&#8217;était le plus beau moment de mon voyage. On prend quelques photos, mais on doit continuer d&#8217;avancer puisqu&#8217;on a deux heures à faire pour se rendre au campement. Je n&#8217;aurais jamais cru faire du dromadaire sous les étoiles dans ma vie. Deux étoiles filantes et au moins 12 voeux plus tard (on connait mes nombreuses superstitions), on arrive aux tentes berbères, où on passe la nuit.</p>
<p>Pour le souper, on mange le tajine qui sera notre préféré du voyage! Il était tout simplement fou. En plus, pour l&#8217;accompagner, on avait une mini bouteille de vin que j&#8217;avais rapportée de l&#8217;avion (c&#8217;est mieux que rien). Après, on s&#8217;installe autour du feu et on écoute les guides jouer du tam tam et chanter des chansons marocaines. Tout est fait de tapis; autant les murs et les toits des tentes que la toilette. C&#8217;est vraiment spécial! On boit du thé à la menthe que le guide a fait chauffer sur les braises du feu. On va ensuite prendre une marche en dehors du campement pour admirer les étoiles. Bon ok, c&#8217;était pas vraiment une marche (on connait ma peur du noir) c&#8217;était plus &nbsp;&raquo;quelques-pas-pour-s&#8217;éloigner-des-lumières-du-campement-mais-pas-trop-pour-pas-se-perdre&nbsp;&raquo; Haha! Phil était ben découragé de sa blonde à ce moment là.</p>
<h2><strong>Jour 4</strong></h2>
<p><strong><br />
Philippe</strong><br />
On se lève assez tôt, juste à temps pour observer le soleil qui se lève sur le désert et qui redonne un peu de couleur aux dunes. Le paysage est à couper le souffle et on profite de l&#8217;instant pour se dire que la vie est vraiment belle. Le moment &laquo;&nbsp;nous-humains-sommes-si-petits-dans-l&#8217;univers&nbsp;&raquo; étant passé, on enfile le déjeuner et on embarque sur nos montures à deux bosses. Après 2h de dromadaire, on arrive à la camionnette et on repart pour Ouarzazate, en passant par la route des 1000 kasbahs. La route traverse plusieurs villes, passant par des palmeraies, des vallées regorgeant de dattiers, des paysages semi-désertiques et des oasis luxuriants.</p>
<blockquote><p>La route traverse plusieurs villes, passant par des palmeraies, des vallées regorgeant de dattiers, des paysages semi-désertiques et des oasis luxuriants.</p></blockquote>
<p><strong>Florence</strong><br />
On arrive vers 18h à Ouarzazate et de là, on doit se rendre à Marrakech dans la soirée si on veut respecter notre itinéraire. On décide de prendre un grand taxi (le genre de taxi qui ne part pas tant qu&#8217;il n&#8217;y a pas 4 personnes sur la banquette arrière et deux personnes sur le banc du passager en avant). Phil me dit que d&#8217;après son expérience, ça ne prend vraiment pas beaucoup de temps avant que ça se remplisse. Évidemment, 3 heures et quelques plaintes de ma part plus tard, nous voilà encore assis à côté du taxi à attendre qu&#8217;il se remplisse. (Énorme jinx de la part de ce cher philou!) Vers 22h, le taxi est finalement plein et nous quittons Ouarzazate en direction de Marrakech. Il faut traverser le Haut Atlas et la route est assez sinueuse, dans le genre un virage épingle à la minute. Le chauffeur se prend pour Schumacker et écoute la même chanson à tu-tête depuis le début du trajet. Le mélange de tous les éléments fait qu&#8217;à un moment donné Phil sort du taxi pour être malade. Le malaise passé, on reprend la route et on arrive enfin à Marrakech, trop fatigués pour être content d&#8217;être arrivé. Heureusement que Phil connaissait déjà la ville, nous sommes allés directement dans un petit hôtel de la médina.</p>
<p>La suite du marathon suivra dans un prochain article.</p>
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		<title>Eid El Kebeer</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 22:02:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photos]]></category>

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		<description><![CDATA[Eid El Kebeer est une fête musulmane qui commémore la soumission d&#8217;Ibrahim à Dieu. Ce dernier aurait demandé à Ibrahim d&#8217;égorger son fils Ismaël pour tester sa foi. Voyant qu&#8217;il allait réellement le faire, Dieu lui aurait envoyé un mouton par l&#8217;entremise de l&#8217;archange Gabriel pour remplacer l&#8217;enfant. Depuis, les familles musulmanes commémorent cet événement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Eid El Kebeer est une fête musulmane qui commémore la soumission d&#8217;Ibrahim à Dieu. Ce dernier aurait demandé à Ibrahim d&#8217;égorger son fils Ismaël pour tester sa foi. Voyant qu&#8217;il allait réellement le faire, Dieu lui aurait envoyé un mouton par l&#8217;entremise de l&#8217;archange Gabriel pour remplacer l&#8217;enfant. Depuis, les familles musulmanes commémorent cet événement en sacrifiant un mouton ou d&#8217;autres animaux, selon les budgets, et en l&#8217;égorgeant après la prière et le sermon de l&#8217;Eid.</p>
<p>Hiba, une amie de l&#8217;ISCAE, a eu la grande gentillesse de nous inviter, Laurence, Flore et moi, dans sa famille pour fêter l&#8217;Eid. Nous avons donc eu la chance d&#8217;observer, de participer et de goûter au résultat final.</p>
<p>Les photos qui suivent donnent un aperçu du processus.<br />
<strong>Coeurs sensibles: mettre la main devant les yeux.<span id="more-150"></span></strong></p>
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		<title>Rabat</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Dec 2011 14:16:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aventures]]></category>

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		<description><![CDATA[Rabat est la capitale du Maroc et le centre politique du royaume. En s&#8217;y promenant, on remarque l&#8217;architecture coloniale se mêlant aux boulevards bordés de palmiers et aux grands parcs. De par sa nature de pôle administratif, la ville est bien organisée, propre et plus calme que Marrakech ou Casablanca. Flore, Laurence, Mehdi et moi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rabat est la capitale du Maroc et le centre politique du royaume. En s&#8217;y promenant, on remarque l&#8217;architecture coloniale se mêlant aux boulevards bordés de palmiers et aux grands parcs. De par sa nature de pôle administratif, la ville est bien organisée, propre et plus calme que Marrakech ou Casablanca.</p>
<p>Flore, Laurence, Mehdi et moi avons donc entrepris de découvrir les attractions principales de la ville. L&#8217;un des incontournables consiste à visiter la kasbah des Oudayas. La kasbah a été érigée au XIIe siècle par les Almoravides pour lutter contre des tribus berbères. Elle surplombe l&#8217;embouchure du fleuve Bouregreg, qui sépare les villes de Rabat et Salé.<span id="more-130"></span></p>
<blockquote><p>Les habitations sont toutes collées les unes contre les autres et on ne sait jamais si le chemin que l&#8217;on suit se terminera par un cul de sac.</p></blockquote>
<p>L&#8217;essentiel de la visite des Oudayas consiste à se promener dans les petites rues peinturées en bleu et blanc et à prendre un thé et des cornes de gazelle au café Maure. Les habitations sont toutes collées les unes contre les autres et on ne sait jamais si le chemin que l&#8217;on suit se terminera par un cul de sac. Au centre de la kasbah se trouvent les jardins Andalous où de nombreux touristes s&#8217;arrêtent le temps d&#8217;apprécier la beauté de l&#8217;endroit. Certains sont là dans un autre but; c&#8217;est le cas des chats qui se prélassent au soleil.</p>
<p>Nous visitons ensuite l&#8217;esplanade de la tour Hassan et le mausolée de Mohammed V qui abrite les tombes de Mohammed V et de ses fils Moulay Abdellah et Hassan II. Projet très ambitieux pour l&#8217;époque, la construction de la tour Hassan a dû être abandonnée au 44e mètre sur un total de 60 mètres. Si elle avait été achevée, la mosquée aurait été la deuxième plus grande au monde, tout juste derrière celle de Samarra en Irak.</p>
<p>Le soir, nous allons manger dans un petit restaurant de la marina de Salé. La nourriture marocaine est excellente mais j&#8217;opte pour une petite pizza histoire de diversifier un peu mon alimentation.</p>
<p>En revenant vers le campus, Laurence et moi faisons un arrêt à Bouznika, une petite ville entre Rabat et Casablanca, pour profiter de la plage et déguster quelques sardines grillées sur le charbon de bois.</p>
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		<title>Fleurs, arbustes et autres végétaux</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 20:59:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photos]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour faire changement, voici une sélection de mes photos de nos amies les plantes. Elles ne sont pas identifiées parce que je n&#8217;ai aucune idée de quelles espèces il s&#8217;agit. Pour les intéressés, les lentilles utilisées sont une 50mm f/1.8 et une 18-200mm f/5.6]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour faire changement, voici une sélection de mes photos de nos amies les plantes. Elles ne sont pas identifiées parce que je n&#8217;ai aucune idée de quelles espèces il s&#8217;agit. Pour les intéressés, les lentilles utilisées sont une 50mm f/1.8 et une 18-200mm f/5.6<span id="more-97"></span></p>
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		<title>3 jours chez les berbères</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Nov 2011 22:20:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Casablanca, jeudi 13 octobre 18h21: la fin de semaine de 3 jours à Essaouira planifiée avec d&#8217;autres étudiants vient tout juste de tomber à l&#8217;eau. Changement de plan, je décide de partir seul dans le massif du Toubkal pour faire de la randonnée. Le temps de mettre quelques affaires dans mon sac et j&#8217;attrape le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Casablanca, jeudi 13 octobre 18h21: la fin de semaine de 3 jours à Essaouira planifiée avec d&#8217;autres étudiants vient tout juste de tomber à l&#8217;eau. Changement de plan, je décide de partir seul dans le massif du Toubkal pour faire de la randonnée. Le temps de mettre quelques affaires dans mon sac et j&#8217;attrape le train de 19h30, direction Marrakech. Vers minuit, j&#8217;arrive dans un petit hôtel où je pose mes affaires pour ensuite aller manger dans la Médina puis me coucher. Avant d&#8217;entrer dans le vif du sujet, une petite mise en contexte s&#8217;impose. Il faut savoir que la région dans laquelle je m&#8217;aventure est différente des précédentes puisqu&#8217;elle est habitée par un peuple bien particulier: les berbères.<span id="more-31"></span></p>
<p>J&#8217;ai écrit un article plus détaillé sur les berbères que vous pouvez consulter <a title="Les berbères" href="http://phildionne.com/maroc/2011/11/les-berberes/">ici</a>.</p>
<h2>Jour 1: Imlil à Tachedirt</h2>
<p>Réveil matinal. Je prends un grand taxi de Marrakech à Imlil, un village de départ pour plusieurs randonnées dans le massif du Toubkal. Au fur et à mesure que je m&#8217;approche, le désert fait place aux montagnes, le massif devient de plus en plus défini et l&#8217;air se rafraîchit. J&#8217;entreprends ma randonnée en suivant une petite route qui serpente à travers la vallée jusqu&#8217;à un premier col (2280m). J&#8217;y fais la rencontre d&#8217;un touriste français et de son guide, un berbère, avec qui je discute de l&#8217;importance du tourisme dans la région. Il m&#8217;explique que les habitants y sont très pauvres et que leur survie passe, entre autre, par les randonneurs. Je descends ensuite dans le bas de la vallée et passe à travers les villages de Tinerhourhine, Tamguist et Ouanesekra, qui semblent vivrent au gré de l&#8217;appel du muezzin qui résonne dans la vallée. Ce faisant, le ciel s&#8217;assombrit rapidement et la pluie commence à tomber, suivie de grêlons. La vallée est sillonnée par un petit ruisseau qui devient probablement une rivière au printemps. Près des rives, l&#8217;odeur de menthe se mêle à celle de la pluie et de la poussière.</p>
<blockquote><p>Une atmosphère particulière baigne la vallée. Tout est très calme et agité à la fois. On n&#8217;entend que l&#8217;écho des cris des enfants qui jouent et quelques chiens qui aboient.</p></blockquote>
<p>J&#8217;arrive finalement dans le petit village de Tachedirt, où je suis seul client d&#8217;un gîte qui semble prêt à accueillir une armée. Pour souper, on me sert un énorme tajine berbère accompagné de thé à la menthe et de quartiers d&#8217;orange. Une atmosphère particulière baigne la vallée. Tout est très calme et agité à la fois. On n&#8217;entend que l&#8217;écho des cris des enfants qui jouent et quelques chiens qui aboient. Dès que le soleil se couche, la température diminue drastiquement et c&#8217;est à ce moment que je prends conscience qu&#8217;il peut faire froid au Maroc.</p>
<h2>Jour 2: Tachedirt à Iabassene</h2>
<p>J&#8217;avale un petit déjeuner copieux puis je quitte Tachedirt pour entreprendre la montée du col Tizi n&#8217; Tachedirt (3230m). Le sentier est très rocailleux et bien identifié, quoiqu&#8217;il arrive par endroit que l&#8217;on en dévie sans s&#8217;en rendre compte. Je suis précédé de peu par un berger qui mène ses chèvres vers des pâturages en altitude. D&#8217;ailleurs, il m&#8217;indiquera le chemin un peu plus tard alors que je marche depuis 20 minutes à 10m du sentier. Malgré le soleil qui plombe, l&#8217;air est frais et le vent assez fort. Le Jebel Angour (3616m) se dresse à ma gauche avec son sommet enneigé. J&#8217;atteins le col vers 13h puis commence une longue descente à travers les genévriers et les cèdres. Au fur et à mesure que j&#8217;avance, la terre passe d&#8217;un brun café à un rouge ocre. Au détour d&#8217;un cap rocheux, j&#8217;aperçois finalement le village de Iabassene et ses terrasses où navet, blé, pommiers et noyers sont cultivés depuis des générations.</p>
<blockquote><p>Je passe le reste de la soirée éclairé par une chandelle à discuter avec Mohamed et à lui donner un cours d&#8217;anglais/français.</p></blockquote>
<p>Je m&#8217;installe dans le petit gîte &laquo;&nbsp;Chez Ali Ouhya&nbsp;&raquo; où mon hôte, Mohamed, me sert un thé à la menthe accompagné de petits biscuits et de noix de grenoble, typiques de la région. Je me promène ensuite dans le village et observe de vieux hommes et des enfants briser l&#8217;enveloppe des noix pour les vendre au souq. Mohamed m&#8217;invite ensuite à visiter sa maison. Je suis surpris de constater qu&#8217;une chèvre se trouve sous un petit salon, où sa femme et ses filles sont assises. Le tout fait environ 30m<sup>2</sup>, en comptant les quelques ballots de bois accumulés à l&#8217;entrée en vue de l&#8217;hiver. Je m&#8217;installe pour souper sous une ampoule faiblissante et mange un énorme tajine berbère avec un morceau de coeur de chèvre. Je prends ensuite le thé et profite de l&#8217;isolement pour observer les étoiles filantes. Je passe le reste de la soirée éclairé par une chandelle à discuter avec Mohamed et à lui donner un cours d&#8217;anglais/français. Puisqu&#8217;il ne sait ni lire, ni écrire, il se fie à ses filles pour comprendre ce que j&#8217;écris. Celles-ci tentent ensuite de m&#8217;apprendre quelques mots en tamazight; disons que j&#8217;aurais encore besoin de pratique pour commander une pizza.</p>
<h2>Jour 3: Iabassene à Setti Fatma</h2>
<p>Une longue journée m&#8217;attend alors je me lève tôt et prend un bon déjeuner traditionnel: pain, huile d&#8217;olive, omelette et thé. Étrangement, des gens sont sur le toit de leur maison et semblent attendre qu&#8217;il se passe quelque chose. Le sentier se transforme en petite route de terre qui serpente à travers les montagnes. Autour de moi, il n&#8217;y a que des roches, du sable et encore d&#8217;autres roches. Le soleil plombe et le blond à la peau sensible que je suis cherche un peu d&#8217;ombre, ce qui est impossible à trouver. Habituellement un petit village tranquille, aujourd&#8217;hui Setti Fatma fourmille de touristes et de marchands puisque c&#8217;est jour de souq. Épuisé et comblé, je prends finalement un grand taxi jusqu&#8217;à Marrakech puis un train jusqu&#8217;à Casablanca.</p>
<p>Ce chemin, moins populaire que l&#8217;ascension du Jebel Toubkal, vaut définitivement le détour pour ses villages, ses habitants et sa beauté. Les journées ne sont pas très longues et peu exigeantes physiquement, il est donc possible de profiter pleinement des paysages. Pour qu&#8217;un séjour au Maroc soit complet, je pense qu&#8217;il faut définitivement faire l&#8217;expérience du peuple Berbère, que ce soit au sud, dans le Haut-Atlas ou dans le Rif. Jusqu&#8217;à maintenant, c&#8217;est définitivement le point fort de mon voyage au Maroc et j&#8217;entends répéter l&#8217;expérience dans le nord. À suivre.</p>
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		<title>Les berbères</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Nov 2011 14:55:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Points de vue]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;Afrique du Nord regroupe plusieurs ethnies autochtones que l&#8217;on désigne sous le nom de &#171;&#160;Berbères&#160;&#187; ou &#171;&#160;Amazigh&#160;&#187; dans leur langue. À une certaine époque, ils se nommaient Libyens, Maures, Gétules, Garamantes ou encore Numides. Ils occupaient un large territoire, allant de la vallée du Nil jusqu&#8217;à l&#8217;Atlantique en passant par le Sahara. Les berbères ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;Afrique du Nord regroupe plusieurs ethnies autochtones que l&#8217;on désigne sous le nom de &laquo;&nbsp;Berbères&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Amazigh&nbsp;&raquo; dans leur langue. À une certaine époque, ils se nommaient Libyens, Maures, Gétules, Garamantes ou encore Numides. Ils occupaient un large territoire, allant de la vallée du Nil jusqu&#8217;à l&#8217;Atlantique en passant par le Sahara. Les berbères ont ensuite connu la conquête romaine, la christianisation, l&#8217;invasion vandale, la conquête arabe et finalement la conversion à l&#8217;islam. Maintenant, on retrouve des berbères dispersés à travers plusieurs pays, notamment le Maroc, l&#8217;Algérie, la Libye, la Tunisie et l&#8217;Égypte.¹</p>
<p><span id="more-71"></span></p>
<p>Au Maroc, les berbères forment de 50% à 65% de la population et vivent principalement dans les régions montagneuses de l&#8217;Atlas, du Rif et au sud. Chaque région possède des traditions différentes et l&#8217;on peut généralement identifier la provenance d&#8217;un berbère en fonction de ses traits et de son habillement. Les femmes portent des vêtements colorés et parfois même de grands chapeaux tressés. Certaines ont un tatouage sur le menton qui servirait à indiquer qu&#8217;elle sont mariées ou qu&#8217;elles sont protégées du &laquo;&nbsp;mauvais oeil&nbsp;&raquo;, selon les croyances et les régions. Une autre pratique, beaucoup moins répandue, est celle du village de Bhalil dans lequel les femmes portant un drap blanc sont mariées et celles en portant un de couleur ne le sont pas.</p>
<p>Lors de mes passages dans les villages berbères, j&#8217;ai remarqué plusieurs choses. Notamment, le taux d&#8217;individus atteints d&#8217;une maladie liée à la consanguinité semble assez élevé, à en juger par le nombre d&#8217;enfants atteints d&#8217;une forme de trisomie. Dans les petits villages de montagne, la pauvreté est omniprésente et les conditions de vie sont souvent au minimum. Malgré tout, les gens semblent très heureux, surtout les femmes et les enfants qui sont souvent souriants. Les berbères que j&#8217;ai rencontrés ont toujours été très accueillants et font définitivement sentir aux étrangers qu&#8217;ils sont les bienvenus chez eux.</p>
<p>¹ Wikipedia, Berbères. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Berb%C3%A8res">http://fr.wikipedia.org/wiki/Berbères</a></p>
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		<title>Marrakech la nuit</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Nov 2011 11:30:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aventures]]></category>

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		<description><![CDATA[Après la première semaine de cours, le Bureau des Étudiants de l&#8217;ISCAE a décidé d&#8217;organiser une fin de semaine d&#8217;intégration à Marrakech. Ce sont donc deux autocars pleins à craquer de jeunes fébriles qui partent en direction de la ville la plus &#171;&#160;ouverte&#160;&#187; du Maroc. Attention, c&#8217;est ici que les contradictions commencent. La consommation d&#8217;alcool [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après la première semaine de cours, le Bureau des Étudiants de l&#8217;ISCAE a décidé d&#8217;organiser une fin de semaine d&#8217;intégration à Marrakech. Ce sont donc deux autocars pleins à craquer de jeunes fébriles qui partent en direction de la ville la plus &laquo;&nbsp;ouverte&nbsp;&raquo; du Maroc. Attention, c&#8217;est ici que les contradictions commencent.</p>
<p>La consommation d&#8217;alcool est interdite par la religion musulmane mais l&#8217;application de cette règle demeure un choix personnel. Puisque la plupart des étudiant de l&#8217;ISCAE sont plus occidentalisés que la moyenne des jeunes marocains, peu d&#8217;entre eux suivent l&#8217;Islam à la lettre. Néanmoins, la vie des filles est souvent restreinte par leurs parents et cette fin de semaine est, pour certaines, l&#8217;une des rares occasions de sortir et de consommer de l&#8217;alcool.<span id="more-26"></span></p>
<blockquote><p>La visite s&#8217;effectue avec un bouquet de menthe sous le nez afin de masquer l&#8217;odeur de la fiente de pigeon utilisée pour ramollir les peaux de bête.</p></blockquote>
<p>À notre arrivée, nous nous installons dans des bungalows sur un complexe luxueux avec piscine creusée et café. Nous partons ensuite vers le Silver, une &laquo;&nbsp;boîte de nuit&nbsp;&raquo; dans la ville nouvelle de Marrakech. Au Maroc, comme en France et plusieurs autres pays, sortir en &laquo;&nbsp;boîte&nbsp;&raquo; implique d&#8217;arriver vers 1h-2h et de repartir vers 5h-6h. Les clubs n&#8217;ont jamais été mon activité préférée et je confirme que ce n&#8217;est pas au Maroc que ça va changer.</p>
<p>Le lendemain, je pars avec Laurence, une étudiante québécoise en échange avec moi, pour visiter la Médina de Marrakech. Nous nous promenons dans les rues étroites et prenons le thé dans un café de la place Djemaa el-Fna, attraction principale de Marrakech. Nous visitons ensuite les tanneries, où des hommes travaillent les peaux de chèvre, de mouton et de chameau afin d&#8217;en faire du cuir utilisé dans la confection d&#8217;objets divers. La visite s&#8217;effectue avec un bouquet de menthe sous le nez afin de masquer l&#8217;odeur de la fiente de pigeon utilisée pour ramollir les peaux de bête. La soirée est beaucoup mieux que la précédente: nous sortons dans un bar karaoké puis nous nous déplaçons au Theatro, une &laquo;&nbsp;boîte&nbsp;&raquo; située dans le casino de Marrakech.</p>
<blockquote><p>(&#8230;) nous mangeons un déjeuner traditionnel: omelette au fromage et khliaâ (viande séchée de Fes), pain frais, huile d&#8217;argan, miel et amlou (beure épais fait d&#8217;un mélange d&#8217;amandes, d&#8217;huile d&#8217;argan et de miel).</p></blockquote>
<p>Le lendemain, nous allons dans un petit resto où nous mangeons un déjeuner traditionnel: omelette au fromage et khliaâ (viande séchée de Fes), pain frais, huile d&#8217;argan, miel et amlou (beure épais fait d&#8217;un mélange d&#8217;amandes, d&#8217;huile d&#8217;argan et de miel). Ce repas est définitivement le point fort de ma fin de semaine. Nous revenons ensuite à Casablanca et sommes pris dans un embouteillage causé par la folie qui règne dans tout le pays en vue du match Maroc vs Tanzanie pour les qualifications de la Coupe d&#8217;Afrique.</p>
<p>C&#8217;était une belle fin de semaine, mais je ne peux m&#8217;empêcher de penser que la prochaine fois il faudra sortir des sentiers battus.</p>
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		<title>Commencer du bon pied</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Oct 2011 21:43:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aventures]]></category>

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		<description><![CDATA[Avant de commencer, il faut savoir qu&#8217;il y a environ une douzaine de fin de semaines pendant lesquelles je peux partir du campus et visiter le Maroc. Puisqu&#8217;il y a énormément de choses à voir, chaque occasion de partir doit être rentabilisée au maximum. C&#8217;est dans cette optique que, vendredi soir, je mets le strict [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avant de commencer, il faut savoir qu&#8217;il y a environ une douzaine de fin de semaines pendant lesquelles je peux partir du campus et visiter le Maroc. Puisqu&#8217;il y a énormément de choses à voir, chaque occasion de partir doit être rentabilisée au maximum.</p>
<p>C&#8217;est dans cette optique que, vendredi soir, je mets le strict minimum dans mon sac à dos et embarque dans le train d&#8217;El Jadida. Un transfert, 45 minutes de retard et 60 DH plus tard, je suis assis dans un café sur le bord de la plage et prends le thé avec Khalid, un marocain rencontré dans le train. Il m&#8217;invite chez lui où je passe la nuit dans mon premier salon marocain et prend conscience de l&#8217;hospitalité incroyable dont font preuve les gens ici. Le lendemain mon hôte part travailler et me donne rendez-vous en soirée dans un café; j&#8217;ai donc la journée pour visiter la ville.<span id="more-13"></span></p>
<blockquote><p>Entourées de murs épais, les rues étroites abritent encore des familles pour qui le temps semble s&#8217;être arrêté au 14e siècle.</p></blockquote>
<p>L&#8217;attraction principale d&#8217;El Jadida est la Cité Portugaise, une forteresse bâtie au bord de l&#8217;eau en 1506 par les Portugais afin de protéger leurs bateaux. Entourées de murs épais, les rues étroites abritent encore des familles pour qui le temps semble s&#8217;être arrêté au 14e siècle. Je me promène ensuite dans le souq et goûte au jus d&#8217;avocat, qui contient un avocat, du lait et du sucre au mixer. C&#8217;est bon mais après un verre on a l&#8217;impression d&#8217;avoir dîné. J&#8217;embarque ensuite dans un taxi pour me rendre à Sidi Bouzid, une petite ville à 20 km au sud d&#8217;El Jadida. La plage est magnifique et j&#8217;en profite pour me promener et me baigner.</p>
<p>La journée tire à sa fin et je rejoins mon hôte dans un café comme prévu. Nous allons chez lui et il m&#8217;annonce que ce soir, je serai son élève: il va m&#8217;apprendre à cuisiner le tajine. Pour démystifier légèrement les choses, le tajine est à la fois un met, un mode de cuisson et le contenant lui-même. Il existe plusieurs variations du met, par exemple: tajine de boeuf, tajine de poulet aux olives, tajine de légumes, etc. Le tajine que nous préparons est plutôt simple: oignons, carottes, tomates, olives, pommes de terre, boeuf, coriandre et épices. La réussite du plat repose principalement sur le dosage des épices et la maîtrise du ratio temps de cuisson/quantité d&#8217;eau. Pendant que ça mijote, nous en profitons pour discuter du travail, de la famille et de la religion au Maroc. Je réalise que nous venons définitivement de pays différents et que nos cultures sont aux antipodes sur bien des aspects. Malgré les différences idéologiques, le courant passe et nous passons une soirée formidable.</p>
<blockquote><p>Je réalise que nous venons définitivement de pays différents et que nos cultures sont aux antipodes sur bien des aspects.</p></blockquote>
<p>Le lendemain, je fais mes adieux à mon hôte et pars pour Oualidia, une destination populaire pour son lagon et ses huîtres. À mon arrivée, je m&#8217;installe les deux pieds dans le sable et me délecte, littéralement, de sardines grillées sur charbon de bois avec citron et salade marocaine. Je loue ensuite un surf mais n&#8217;attrape aucune vague, faute de coordination avec la marée. J&#8217;en profite pour goûter à quelques oursins et me fait abondamment vanter les vertus aphrodisiaques du mollusque. Malgré les arguments et les statistiques du vendeur (jusqu&#8217;à 12 fois en ligne), je reste sceptique. Je reviens finalement à Casablanca en soirée, attrape un chawarma et mange avec un marocain rencontré dans le bus. J&#8217;arrive finalement sur le campus de l&#8217;ISCAE vers 21h et me surprend à me sentir chez moi.</p>
<p>Ma première fin de semaine a donc été une réussite totale et j&#8217;espère pouvoir en dire autant de celles qui sont à venir. Toute bonne chose ayant une fin, j&#8217;ai passé la nuit suivante à faire de la fièvre, à vomir et à avoir la diarrhée.</p>
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		<title>La vie sur le campus</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 15:02:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>

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		<description><![CDATA[Dès mon arrivée au Maroc, j&#8217;ai été rapidement confronté aux différences culturelles. En lisant les prochaines lignes, il faut garder en tête qu&#8217;ici le temps est une denrée abondante. Si ce n&#8217;est pas aujourd&#8217;hui, ce sera demain Incha&#8217;Allah (si Dieu le veut). Je me suis donc installé dans l&#8217;une des petites chambres au #22 du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dès mon arrivée au Maroc, j&#8217;ai été rapidement confronté aux différences culturelles. En lisant les prochaines lignes, il faut garder en tête qu&#8217;ici le temps est une denrée abondante. Si ce n&#8217;est pas aujourd&#8217;hui, ce sera demain Incha&#8217;Allah (si Dieu le veut).</p>
<p>Je me suis donc installé dans l&#8217;une des petites chambres au #22 du pavillon D du campus de l&#8217;ISCAE Casablanca, mon lieu de résidence pour les 4 prochains mois. Situé en banlieue éloignée de Casablanca, le campus de l&#8217;ISCAE offre plusieurs services aux étudiants, notamment: cafétéria, café, salle multisports, terrain de tennis, piscine, résidences, bibliothèque, etc. Le strict minimum étant fourni, j&#8217;ai dû me procurer des draps, un oreiller et tous les autres accessoires requis. Mon co-chambreur se nomme Isaac et vient de Khenifra, une petite ville située dans le moyen-atlas. Il y a environ 400 étudiants sur le campus, tous sont marocains et 85% sont des filles, exceptés les quelques étudiants étrangers dont je fais partie, qui viennent du Québec et de la France.<span id="more-6"></span></p>
<p>Vous vous rappelez ce que je disais à propos du temps ? Eh bien, cela s&#8217;applique aussi aux processus administratifs. Effectuer le choix de cours a donc été un peu plus complexe qu&#8217;à l&#8217;habitude. J&#8217;ai finalement trouvé des cours dont le ratio difficulté/pertinence est intéressant pour moi et qui me permettront de maximiser mes sorties du campus à la découverte du Maroc.</p>
<p>À propos de la difficulté des cours, j&#8217;ai été extrêmement surpris par la quantité de travail demandé pour chaque matière. Les étudiants réguliers de l&#8217;ISCAE ont de 8 à 10 matières par semestre et chaque matière est de difficulté comparable aux cours de la faculté d&#8217;Administration de l&#8217;Université Laval. Il faut savoir qu&#8217;au Maroc le système d&#8217;enseignement public est de piètre qualité et que la demande pour les instituts public/privé comme l&#8217;ISCAE est très grande. Chaque année, il y a près de 2300 demandes déposées à l&#8217;institut et suite à une série d&#8217;examens, que certain mettent jusqu&#8217;à 2 mois à préparer, seuls 150 candidats sont retenus. Un diplôme de l&#8217;ISCAE, 2e école d&#8217;administration en Afrique, ouvre donc toutes les portes des grandes entreprises.</p>
<blockquote><p>Les marocains sont reconnus pour être chaleureux et hospitaliers. Je confirme que c&#8217;est totalement vrai et que ça rend mon séjour très agréable.</p></blockquote>
<p>Les marocains sont reconnus pour être chaleureux et hospitaliers. Je confirme que c&#8217;est totalement vrai et que ça rend mon séjour très agréable. Il est vraiment facile d&#8217;engager la conversation avec les étudiants autant qu&#8217;avec les étrangers à l&#8217;extérieur du campus.</p>
<p>Je profite de chaque fin de semaine pour partir dans d&#8217;autres villes, d&#8217;ailleurs vous aurez plus de nouvelles à ce sujet prochainement. Il y a déjà deux semaines qui se sont écoulées depuis mon arrivée et j&#8217;espère qu&#8217;il ne me manquera pas de temps pour visiter tout ce que le Maroc offre.</p>
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